Najeh dali en suivant les corrélations possibles entre la croissance économique et l’environnement constate que la crise économique actuelle renforcer l’idée d’un nouveau-ancien concept développement économique durable appelé éco-économie.
En effet, dans l’esprit de beaucoup, la croissance économique l’environnement et la protection des ressources naturelles imposent des contraintes sur la croissance économique.
Cette approche à somme nulle pour l’économie et l’environnement, il est difficile d’envisager un avenir durable. La durabilité est souvent considérée comme un concept environnemental, mais pas une question économique. En réalité, une vision durable qui ne prend pas en compte les forces économiques est vouée à l’échec.
C’est ainsi que la richesse des nations est devenue la justification de l’enrichissement sans mesure, sans jamais prendre en compte les aspects environnementaux de façon convenable.
Ainsi de 1984 à aujourd’hui soit en 27 ans l’appropriation du libéralisme par le marché financier a conduit les pays à une impasse.
Selon des estimations le non prise en compte des aspects révèle que plus de 700 $ milliards sont dépensés par les gouvernements dans le monde chaque année le financement des activités destructrices de l’environnement.
La dette, la crise économique, l’épuisement des ressources naturelles, l’augmentation de la matière première, vont imposer d’abandonner malgré bon gré la monétarisation et revenir au bon vieux Keynes, avec pour objectif une nouvelle « éco-économie ».
L’éco-économie propose selon Dali Najeh, en réalité ni plus ni moins qu’une révolution dans notre façon de penser le rapport entre l’économie et l’environnement. Il ne suffit plus de chercher comment intégrer les préoccupations environnementales dans notre modèle économique, il faut inverser cette démarche et intégrer l’économie dans une pensée environnementale, ou encore repenser l’économie comme l’instrument d’un développement durable, un outil au service d’une planète vivable pour nous et pour les générations futures. Voilà en quoi consiste l’éco-économie : une conception écologique de l’économie.
Cette thèse trouve de plus en plus son argument, car si nous acceptons la révolution mentale qui consiste à repenser l’économie en fonction de l’environnement, et non l’inverse, nous disposons dès aujourd’hui des moyens techniques nécessaires pour un développement durable. Les nouvelles technologies, les énergies renouvelables et non polluantes, les politiques de la ville, la reforestation, entre autres, la lutte contre la pollution, les produits bios,….- sont autant de pistes aujourd’hui connues, expérimentées et maîtrisées qui dessinent la route vers une éco-économie, une économie écologique et soutenable.
Pour citer un exemple, prenant le cas des énergies renouvelables, des pays comme l’Allemagne, l’Espagne ou le Danemark l’ont compris depuis longtemps et ont su tirer un profit économique et social de ces secteurs en plein essor.»
Un autre exemple qui mellite en faveur de cette nouvelle forme d’économie, c’est la croissance de la population mondiale, comme le cas de la Chie.
Si les Chinois devaient consommer autant de papier et d’automobiles que les Américains, la Chine à elle seule utiliserait plus de bois et de pétrole que le monde n’est capable d’en produire. On sait bien que la généralisation de notre modèle de croissance est matériellement impossible. Mais aujourd’hui, plus qu’une inéluctable pénurie de ressources naturelles, les spécialistes redoutent surtout que nous soyons encore en mesure d’en consommer assez pour rendre la planète invivable.
Cécile Jolly, une spécialiste du domaine, dans son ouvrage intitulé « L’entreprise responsable » (Editions le félin), « l’éco-innovation crée de nouveaux marchés et peut même détrôner des produits presque aussi vieux que le monde, dont la pérennité semblait assurée». L’auteure donne l’exemple de la fibre polaire, produite à partir du recyclage de bouteilles en plastique ce qui permet d’économiser le pétrole et la matière première dans le processus de fabrication. « Développée par la firme américaine Patagonia, la fibre polaire a depuis conquis des parts de marché du textile, taillant des croupières à la fourrure désormais rangée aux oubliettes de l’histoire », explique Cécile Jolly. Autre exemple, celui du « pneu vert », dont la création a été initiée au début des années 90 par Rhodia et Michelin et qui est devenu, depuis, un standard du marché en Europe, au Japon et aux Etats-Unis.
Pour la France si le marché des éco-industries connaît une croissance de 5% par an et peut croître jusqu’à 50% d’ici 2015, la France a déjà pris un certain retard. Selon association Ecoresp ceci est du aux choix énergétiques et politiques qu’à pris la France ces deux dernières décennies.
Le choix du tout nucléaire, qui capitalise plus de 80% des crédits de recherche, handicape lourdement le développement des énergies renouvelables », souligne Corinne Lepage, ex-ministre de l’environnement. « Elles ne bénéficient que de 4% ce budget, alors que ce secteur constitue un potentiel de marché et d’emplois considérables».
Pour la France si le marché des éco-industries connaît une croissance de 5% par an et peut croître jusqu’à 50% d’ici 2015, la France a déjà pris un certain retard. selon association Ecoresp ceci est du aux choix énergétiques et politiques qu’à pris la France ces deux dernières décennies. Le choix du tout nucléaire, qui capitalise plus de 80% des crédits de recherche, handicape lourdement le développement des énergies renouvelables », souligne Corinne Lepage, ex-ministre de l’environnement. « Elles ne bénéficient que de 4% ce budget, alors que ce secteur constitue un potentiel de marché et d’emplois considérables».
Selon la même source, Au niveau européen, le marché des éco-entreprises, évalué à 550 milliards d’euros, connaît une forte croissance et représente potentiellement plusieurs millions d’emplois à l’horizon 2020.
Pour finir permettez-moi de vous présenter ce qu’à mentionné Washington post sur ce sujet « En 1543, l’astronome polonais Nicolas Copernic ont contesté l’idée que le Soleil tournait autour de la Terre, mais soutient plutôt que la Terre tournait autour du Soleil.
Son papier a conduit à une révolution de la pensée à une nouvelle vision du monde. Eco-Economie discute de la nécessité aujourd’hui pour un changement similaire dans notre vision du monde. La question est maintenant de savoir si l’environnement fait partie de l’économie ou l’économie fait partie de l’environnement. »
Dali Najeh /Najeh Dali







