Selon les premières estimations Morsi serai le vainqueur aux élections égyptiennes dans un climat politique plus que tendu.
La roue de secours », « le substitut »… Depuis le début de la campagne, Mohammed Morsi traîne une image de candidat malgré lui. Même son arrivée en tête au premier tour, contrairement aux sondages qui ont été jusqu’à le créditer d’à peine 3% des voix, n’a pas contribué à faire tomber l’étiquette. Lorsque sa candidature est présentée en dernière minute en avril dernier, c’est pour déjouer l’invalidation du candidat naturel de la confrérie, le puissant homme d’affaires Khairat El-Shater. S’il a été nommé président du parti Liberté et Justice, c’est en remerciement de sa fidélité à ce dernier. « Un homme d’appareil, sans charisme, une marionnette d’El-Shater », résume un ancien militant des Frères musulmans. « C’est un bosseur, complète Abderrahmane Ayash, exclu du parti mais qui a gardé des liens avec ses anciens amis, mais il est vrai qu’il n’a aucun leadership. El- Shater tire les ficelles. Si celui-ci avait pu se présenter, les Frères musulmans auraient gagné dès le premier tour. »







