Les enjeux de l’agriculture biologique. Par Najeh Dali 1/3

Rédigé par Melekher. Publié dans Economie, MELEKHER

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Publié le 10 janvier à 09:30 , 2012 avec Pas de commentaire

Les questions de santé sont devenues de nos jours une préoccupation majeure du citoyen. Avec les constats qu’on lu chaque jours sur dans les journaux scientifiques et la presse l’homme est devenu méfiant quand à son alimentation. Il pense à cet effet plus de dix fois avant d’acheter un produit ou un aliment.

En effet, Il ne passe pas une journée sans que nous soyons appelés à faire des choix lorsqu’il s’agit de notre alimentation et notre façon de vivre, surtout avec l’apparition des produits bio.

« Devrait-on acheter des aliments biologiques? », sommes-nous sures bio sont bons pour la santé ou au moins ne causent pas des effets comme certains végétaux qui sont cultivés avec une agriculture industrielle avec plein de produits chimiques.

D’un autre coté peut-on nourrir le monde avec l’agriculture biologique et surtout est-ce que son rendement pourrait-t-il satisfaire les besoins d’une population de plus en plus nombreuses qui a dépassée déjà les 7 milliards avec plus de 1.7 milliards de pauvres.

Si nous posons ces questions, car l’avis des consommateurs, influence énormément le choix de ce type d’agriculture et son extension d’une part, et compte d’autre part, pour beaucoup à tous les échelons de la chaîne alimentaire, de la ferme aux supermarchés locaux en passant par les transformateurs.

- C’est quoi l’agriculture biologique, quels avantages a-elle comparé à l’agriculture intensive ?

L’agriculture biologique est une méthode de culture qui n’utilise pas de pesticides ou d’engrais chimiques, et qui les remplace par d’autres méthodes incluant des produits issus des plantes ou des animaux : purin, compost e, savon noir…

Selon les écologistes, les bénéfices que la société peut retirer de l’agriculture biologique sont multiples en termes de création d’activités et d’emplois, de préservation de la qualité des sols, de la biodiversité, de l’air et de l’eau.

Ce mode de production permet d’expérimenter en vraie grandeur des pratiques innovantes respectueuses de l’environnement et qui sont susceptibles d’être développées plus largement en agriculture. Ses modes de transformation privilégient la mise en valeur des caractéristiques naturelles des produits.

En outre, l’agriculture biologique utilise moins d’énergie que l’agriculture conventionnelle, cela étant particulièrement dû au fait qu’elle n’utilise pas d’engrais azoté.

L’Institut Rodale rapporte que l’agriculture biologique utilise 30 % moins de combustibles fossiles que toutes les autres formes d’agriculture.

On a également découvert que l’agriculture biologique retient plus de carbone dans le sol, réduisant ainsi les émissions de dioxyde de carbone. Le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre important qui contribue aux changements climatiques.

L’agriculture biologique est donc, une méthode de production agricole basée sur le respect du vivant et des cycles naturels[1], qui gère de façon globale la production en favorisant l’agro-système mais aussi la biodiversité , les activités biologiques des sols et les cycles biologiques [].
Les agriculteurs qui sont qualifiés d’agriculteurs biologiques doivent respecter des cahiers des charges et des règlements qui excluent notamment l’usage d’engrais chimiques de synthèse et de pesticides de synthèse, ainsi que d’organismes génétiquement modifiés [].

Les agriculteurs qui pratiquent ce type d’agriculture misent, par exemple, sur la rotation des cultures , l’engrais vert , le compostage , la lutte biologique , l’utilisation de produits naturels comme le purin d’ortie ou la, et le sarclage mécanique pour maintenir la productivité des sols et le contrôle des maladies et des parasites.

En réalité ce mode de culture n’est pas nait aujourd’hui, mais depuis longtemps. À ce titre, il s’agit de l’une des formes les plus anciennement organisées d’agriculture durable .

En effet, depuis les années 1920, l’agriculture biologique est organisée à l’échelle mondiale depuis 1972 (International Federation of Organic Agriculture Movements – IFOAM) et reconnue dans le Codex alimentarius depuis 1999.

Le mouvement de l’agriculture biologique s’est constitué en réaction à l’avènement de l’agrochimie, au milieu du XIXe siècle, et surtout au développement de l’usage des engrais minéraux issus de la chimiosynthèse , dans les années 1930 .

Maintenant, La FAO constate que l’agriculture bio n’est plus cantonnée aux pays riches. Et qu’elle est capable de nourrir la planète (question qui devise actuellement les spécialistes, voir plus loin). De part le monde, le nombre de reconversions va bon pour un marché de plus de 40 milliards de dollars.

- L’agriculture Biologique à travers le monde : les chiffres clés

Dans le monde, environ 37,5 millions d’hectares étaient consacrés à l’agriculture biologique en 2009
. Elle représentait 0,8% du territoire agricole des 153 pays enquêtés.
Plus d’infos sur le site internet de l’Agence BIO

Pays Surface pourcentage
Espagne (2010) 1 650 866 ha 6,7 %
Italie (2009) 1 106 684 ha 8,7 %
Allemagne(2010,premières estimations) 990 702 ha 15,9 %
Royaume Uni 718 345 ha 2,2 %
France (2010) 845 440 ha 1,1 %
Autriche (2010) 544 672 ha 33,4 %
République Tchèque (2010) 448 202 ha 10,5 %
Suède (2010) 438 878 ha 14,2 %
Pologne (2010) 367 062 ha 2,4 %

Il importe de noter qu’il existe une divergence entre les spécialistes sur l’avenir de l’agriculture biologique et surtout pour assurer l’alimentation mondiale ainsi que les rendements que peut atteindre ce mode d’agriculture. Peut-on nourrir le monde avec ces 1.7 millions de pauvres avec l’agriculture biologique ?

Actuellement, il y a différents avis sur le rendement et la rentabilité économique de l’agriculture Bio. En effet, Un bon nombre de dirigeants de l’industrie agricole, de scientifiques spécialisés dans l’environnement et dans l’agriculture et d’experts agricoles internationaux pensent qu’une transition à grande échelle vers l’agriculture biologique permettrait non seulement d’augmenter l’approvisionnement alimentaire mondial mais serait peut-être même la seule manière d’éradiquer la famine.

Pour voir la suite consulter la deuxième partie de l’agriculture.

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