La prévalence des allergies respiratoires a considérablement augmenté durant les dernières décennies.
Bien que, dans les maladies allergiques, la composante familiale ou génétique est primordiale, une telle augmentation de la prévalence, sur une aussi courte période de temps, ne peut avoir une explication seulement génétique et les facteurs environnementaux sont vraisemblablement déterminants. Une des hypothèses évoquées est celle de la théorie dite «hygiénique».
L’autre hypothèse évoquée serait celle du rôle de plus en plus marqué des allergènes domestiques (acariens, blattes, souris, animaux à poils…) dans cette augmentation de la prévalence des maladies allergiques. En effet, les changements apparus dans notre mode de vie (télévision, home cinéma, jeux vidéo, internet…) font que l’individu, de plus en plus sédentaire, passe la plupart de sa vie à l’intérieur de locaux et ceci est particulièrement vrai pour les enfants. Par ailleurs, les changements apportés également dans la manière de construire nos habitations (meilleure isolation, généralisation du chauffage central, utilisation extensive de moquettes, diminution des systèmes de ventilation au nom de la sacro-sainte épargne d’énergie…), favorisent la prolifération des allergènes domestiques et particulièrement des acariens.
Les acariens sont des allergènes ubiquitaires, retrouvés un peu partout dans le monde. La température et surtout l’humidité sont les facteurs limitant décisifs de leur croissance. Ils se développent dans les climats chauds et humides et prolifèrent le mieux à des températures de 20–25°C, avec une humidité relative comprise entre 65 et 75%.
Se nourrissant principalement de débris organiques et de squames cutanées humaines (l’homme perd chaque jour 0,7 à 1,4 g de squames cutanées) les acariens se retrouvent surtout dans la literie, en particulier le matelas, dans les tapis et les moquettes, sur les meubles à rembourrage, dans les rideaux à tissu lourd ou encore dans les animaux en peluche des chambres d’enfants.
En diminuant leur nombre ou en les faisant disparaître, l’allergique aux acariens sera moins ou pas du tout gêné.
Pour diminuer leur nombre ou les faire disparaître plusieurs moyens sont possibles.
On peut les détruire par de très fortes températures (plus de 55°C). Il existe aussi des produits qui les tuent (les acaricides).
En limitant l’humidité de la pièce et en diminuant le chauffage de la chambre les acariens auront du mal à vivre et à se multiplier.
On peut aussi les enfermer dans des housses spéciales, ainsi ils ne peuvent pas sortir du matelas et de l’oreiller.
Bien sûr il ne faut pas oublier de supprimer les “niches” d’acariens comme les coussins et les nombreuses peluches ou bibelots



